Menée conjointement par les équipes de la section Microbiologie du Laboratoire Hygiène et Environnement du Centre Pasteur du Cameroun et celles de l’Institut Pasteur de Paris, une étude consacrée à la résistance aux antibiotiques a mis en évidence des prévalences préoccupantes de souches multirésistantes d’Escherichia coli dans la ville de Douala.
Fondée sur une approche intégrée « Une Seule Santé », cette recherche s’est appuyée sur l’analyse d’échantillons humains, animaux et environnementaux afin de mieux comprendre la circulation des bactéries résistantes et les mécanismes de diffusion de l’antibiorésistance. Les résultats obtenus constituent une base scientifique importante pour renforcer la surveillance, orienter les stratégies de lutte et éclairer les politiques nationales de santé publique.
Les résultats interpellent
Secteur humain: Plus de 54 % des femmes enceintes étaient porteuses d’E. coli résistants;
Secteur animal: 70 % des poulets étaient contaminés par les bactéries multi résistantes ;
Secteur environnemental: jusqu’à 93 % des eaux usées contenaient ces bactéries résistantes.
– Des clones bactériens à haut risque sanitaire (ST131: chez les femmes enceintes) et ST 10 (chez les poulets) ont été décrits. De plus, la résistance aux antibiotiques de dernier recours comme les carbapénèmes a été observé chez certaines bactéries isolées.
L’apport majeur de la génomique a été de révéler ce qui se cache derrière cette résistance
des gènes capables de coder pour des enzymes qui hydrolysent les antibiotiques dits de dernier recours, le rôle des plasmides, de véritables « véhicules » de transmission génétique, et des indices de circulation de mêmes lignées bactériennes entre humains, animaux et environnement.
Ce que cette étude nous apprend : l’antibiorésistance est une menace collective. Elle exige une surveillance intégrée, un usage responsable des antibiotiques en santé humaine et animale, ainsi que de meilleures pratiques d’hygiène et d’assainissement.
Comprendre les mécanismes de résistance grâce à la génomique, c’est mieux anticiper leur propagation et renforcer la lutte contre cette menace mondiale.
Antibiorésistance : la menace silencieuse persistante chez l’ Homme, les animaux et dans l’environnement au Cameroun
Menée conjointement par les équipes de la section Microbiologie du Laboratoire Hygiène et Environnement du Centre Pasteur du Cameroun et celles de l’Institut Pasteur de Paris, une étude consacrée à la résistance aux antibiotiques a mis en évidence des prévalences préoccupantes de souches multirésistantes d’Escherichia coli dans la ville de Douala.
Fondée sur une approche intégrée « Une Seule Santé », cette recherche s’est appuyée sur l’analyse d’échantillons humains, animaux et environnementaux afin de mieux comprendre la circulation des bactéries résistantes et les mécanismes de diffusion de l’antibiorésistance. Les résultats obtenus constituent une base scientifique importante pour renforcer la surveillance, orienter les stratégies de lutte et éclairer les politiques nationales de santé publique.
Les résultats interpellent
– Des clones bactériens à haut risque sanitaire (ST131: chez les femmes enceintes) et ST 10 (chez les poulets) ont été décrits. De plus, la résistance aux antibiotiques de dernier recours comme les carbapénèmes a été observé chez certaines bactéries isolées.
L’apport majeur de la génomique a été de révéler ce qui se cache derrière cette résistance
des gènes capables de coder pour des enzymes qui hydrolysent les antibiotiques dits de dernier recours, le rôle des plasmides, de véritables « véhicules » de transmission génétique, et des indices de circulation de mêmes lignées bactériennes entre humains, animaux et environnement.
Ce que cette étude nous apprend : l’antibiorésistance est une menace collective. Elle exige une surveillance intégrée, un usage responsable des antibiotiques en santé humaine et animale, ainsi que de meilleures pratiques d’hygiène et d’assainissement.
Comprendre les mécanismes de résistance grâce à la génomique, c’est mieux anticiper leur propagation et renforcer la lutte contre cette menace mondiale.
Consulter l’article complet : https://academic.oup.com/jacamr/article/8/5/dlag194/8779672
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