
Activités de surveillance de la rage
La rage est endémique au Cameroun et le chien y est le vecteur principal de transmission de la rage humaine. Un seul échantillon de patient suspect de rage humaine a été reçu au CPC en 2023 et s’est avéré négatif à l’issu du test de confirmation. Aucune analyse biologique n’a été effectuée sur les échantillons animaux suspectés d’être enragés.
Rage animale
En 2017, 6 têtes de chiens suspectés d’être enragés ont été analysées: 3 de la région du Sud (Ambam,Ebolowa et Mvangan), 2 du Centre (quartiers Mvog-Beti et Emana à Yaoundé) et 1 de l’Ouest (Dschang). Le statut enragé a été confirmé chez 3 des 6 chiens testés (2 de la région du Centre et 1de la région du Sud (Ambam)).
Rage Humaine
En ce qui concerne la rage humaine, aucun prélèvement (salive et/ou biopsie de peau) de cas suspects n’a été reçu au Centre Pasteur du Cameroun en 2017.L’absence d’échantillons de cas suspects de rage humaine est liée à la non transmission de ceux-ci au laboratoire dans la mesure où 9 cas suspects cliniquement décelés ont été notifiés par le système de surveillance en 2017, ce qui témoigne de l’absence d’un système de surveillance efficace. Ces données parcellaires actuelles ne permettent pas d’estimer le poids réel de la rage sur la santé humaineet animale au Cameroun.
Bilan des analyses de titrage des anticorps antirabiques
Au vu de la faible demande actuelle, le CPC sous-traite avec le laboratoire vétérinaire départemental de la Haute Garonne (Launaguet, France) les analyses de titrage des anticorps antirabiques des animaux domestiques avant leur exportation. En 2017, le service de virologie a reçu et envoyé 3 sérums pour titrage des anticorps antirabiques.