RECHERCHE - UNITÉ DE BACTÉRIOLOGIE
À côté des activités qu’il mène dans le domaine des analyses médicales, le laboratoire de Bactériologie, Parasitologie et Mycologie du Centre Pasteur du Cameroun participe activement à l’initiative UTI-Diag, dédiée à l’amélioration du diagnostic des infections urinaires. Cette initiative a pour ambition de proposer des outils rapides, précis et accessibles. En contribuant à la lutte contre la résistance aux antimicrobiens (RAM), UTI-Diag vise également à combler les lacunes en matière de soins, notamment dans les zones à faibles ressources, en favorisant le diagnostic des infections urinaires et la détection des gènes responsables desdites infections.
Dr Rosanne NGOME — Médecin biologiste formée à la Faculté de Médecine de PARAKOU au Bénin et à la Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l’Université de Yaoundé I, le Dr NGOME est également titulaire d’un Diplôme Interuniversitaire d’Antibiologie et d’Antibiothérapie obtenu à l’Université NAZI BONI du Burkina Faso. Elle dirige le Service de Bactériologie-Parasitologie-Mycologie du Centre Pasteur du Cameroun depuis 2020. Profil LinkedIn

L’une des principales missions du CPC est de contribuer au renforcement de la surveillance des maladies auprès du MINSANTE et du MINEPIA à travers deux actions : l’appui au fonctionnement à la veille sanitaire et l’analyse des données de surveillance.
Cette mission se réalise à travers la participation du CPC aux grands programmes nationaux et internationaux de lutte contre les maladies particulièrement celles à risque épidémique pour le Cameroun mais aussi pour la sous- région Afrique centrale.
Bien que Laboratoire National pour différentes maladies, l’expertise du CPC lui donne souvent une dimension sous régionale. Il reçoit et analyse ainsi des échantillons des autres pays. Toutes ses analyses sont soumises au contrôle de qualité externe selon les recommandations de l’OMS. Les bases de données sont partagées de façon hebdomadaire avec le MINSANTE et tous les organismes impliqués. Par note Ministérielle E2107/L/MINSANTE/SG/DPML/SDLTS/SL du 18/08/2015 désignant la liste officielle des laboratoires de référence pour les différentes maladies sous surveillance épidémiologique, le CPC a été désigné référent pour 28 maladies. La surveillance a été étendue aux virus apparentés du virus de la variole.
Tuberculose et infections mycbacoteriennes
Evaluation des nouvelles méthodes de diagnostic de la tuberculose intrathoracique de l’enfant dans trois villes d’Afrique subsaharienne : Abidjan (Côte d’Ivoire), Yaoundé (Cameroun) et Antanarivo (Madagascar) Projet TB Kids (Dr Eyangoh / Dr Tejiokem)
Objectifs
Identifier des algorithmes optimaux pour le diagnostic de la TB intrathoracique chez l’enfant en fonction de différents environnements et niveaux de ressources de prise en charge ; Evaluer le nouvel outil diagnostique Xpert MTB/RIF et les méthodes alternatives de prélèvement bactériologiques (aspiration nasopharyngée, selles) pour le diagnostic de la TB intrathoracique pédiatrique ; Identifier les déterminants des faux positifs et des faux négatifs pour chaque outil diagnostique ; Evaluer la performance du score pédiatrique utilisé par les pédiatres
Etat d’avancement
- Démarrage des inclusions en octobre 2016 par le site du Centre Mère et enfant de la Fondation Chantal Biya. Le Centre Hospitalier d’Essos a démarré 5 mois plus tard pour des raisons liées à la préparation des conventions.
- A la fin de l’année 2016, 26 enfants étaient inclus dans l’étude. Soit 30% par rapport à l’effectif attendu pour la période. D’où la nécessité de démarrer l’étude sur le site du CHE et de sensibiliser le personnel dans les sites de l’étude et les pédiatres consultant dans d’autres structures de santé de la ville de Yaoundé.
Etude des aspects épidémiologiques, entomologiques et immuno-génétiques liées au mode de transmission de Mycobacterium ulcerans à l’homme (Dr Eyangoh)
Principales Collaboration nationales et internationales : Laboratoire d’épidémiologie et de Santé publique du CPC, hôpitaux des sites endémiques, Université Angers (Equipe Inserm Avenir ATOMycA), Unité d’Epidémiologie des Maladies Emergentes, Institut Pasteur, Paris, IRD Cameroun et IRD Montpellier (UMR MIVEGEC)
Rôle Sara EYANGOH : Coordonnateur Sud pour ANR, PI pour Sanofi Fondation espoir et chef de l’équipe JEAI.
Tous les financements sont arrivés à terme en 2015. Au cours de l'année 2016 nous avons poursuivi la valorisation des échantillons recueillis lors de la vaste campagne d’échantillonnage pour la caractérisation de la faune des arthropodes intra domiciliaire afin de constituer une collection de référence pour la communauté scientifique. L'étudiante Solange Meyin ayant soutenu sa thèse de doctorat en décembre 2015 sur ce projet est en post doc jusqu'en mars 2017 pour faire l'analyse SWOT des 10 ans d'activités et aider à la recherche des financements nécessaires pour la poursuite des activités.
Un total de 309 510 spécimens d’arthropodes appartenant à 213 familles a été collecté dans des maisons préalablement choisies sur le site endémique d’Akonolinga. La détection de la signature moléculaire de Mycobacterium ulcerans a montré un taux de positivité de 7.30%. Deux manuscrits présentant respectivement la diversité des arthropodes et la détection de Mycobacterium ulcerans sont en cours.
Evaluation des outils de diagnostic rapide de la tuberculose
Le service de mycobactériologie conduit des projets de recherche sur la mise en œuvre des algorithmes de diagnostic les plus récents. Grâce notamment au financement de Expand-TB UNITAID (Expanding Access for New diagnostic tools) et OFID/RIIP (OPEC Fund for International Development), le CPC dispose d’un plateau technique avec tous les outils de diagnostic de la tuberculose validés par l’OMS pour faciliter la surveillance de la TB multirésistante : microscopie, culture liquide (MGIT), culture solide, test d’identification et de résistance moléculaires (GenXpert, Hain), spoligotyping, RFLP. La culture se fait sous poste de sécurité microbiologique au sein du laboratoire BSL-3 du CPC. Cette expertise est utilisée pour évaluer les outils de diagnostic et proposer au programme national de lutte contre la tuberculose, des algorithmes adaptés aux différents types de patients. Grâce au projet EXPAND-TB une nouvelle base de donnée, développée sur l’application web Ubuntu dénommée « EXTBCAM » à partir du formulaire standardisée de demande d’examen, a été mise en place et permet la déclaration rapide des patients détectés multi résistants. Un nouvel algorithme a été adopté pour les patients en retraitement suspects d’être porteurs de souches MDR.
Programmes d’Assurance Qualité tuberculose et de formation
.Surveillance de la Tuberculose multirésistante et contrôle de qualité de la microscopie Le CPC est Laboratoire National de Référence pour la tuberculose à ce titre il coordonne le réseau de laboratoire pour le diagnostic de la tuberculose et la surveillance de la multi résistance. Le contrôle de qualité du réseau des laboratoires de la microscopie se fait à travers la relecture des lames en aveugle et les missions de supervision. Bilan annuel : Nous avons effectué deux missions des supervisions dans chacun des 36 Centres de Diagnostic et de Traitement de la tuberculose de la région du Centre (soit 72 supervisions) et 1 mission dans les régions de l’Est, Sud, Ouest et Nord. Environ 210 lames ont été relues. 468 tests de sensibilité aux antituberculeuse dont 109 cas de TB MDR notifies pour la prise en charge. Le ficher de données des formes de tuberculose résistantes à la Rifampicine détectes par GeneXpert MTB/RIF pour une prise en charge rapide a été harmonisé pour un envoi au PNLT dès détection d’un cas de résistance ; 2652 analyses ont été effectuées sur GeneXpert, 765 positif dont 84 résistant a la rifampicine détectés et notifiés.
Surveillance de la tuberculose multirésistante
Le LNR tuberculose coordonne le réseau de laboratoire et la surveillance de la résistance. En 2012, 523 tests de sensibilité aux antituberculeux ont été réalisés chez les patients en situations de retraitement suspects d’être porteurs de souches MDR (reprise après abandon, échec, rechute). 221 souches avaient au moins une résistance à un antibiotique dont 182 MDR (résistance simultanée à l’Isoniazide et à la Rifampicine.
Aucune souche ultra résistante (XDR, souche MDR résistance à une fluoroquinolone et au moins une des 3 antituberculeux de 2ème ligne injectable, amikacine, kanamycine ou capreomycine) n’a été isolée bien que 5 patients présentaient déjà une résistance aux fluoroquinolones.
Le paludisme
Le Service de Recherche sur le Paludisme du Centre Pasteur du Cameroun, vise à améliorer la connaissance sur la transmission du paludisme au Cameroun, afin d’y développer des stratégies de lutte plus efficaces. C’est ainsi que depuis quelques années, des activités de recherche fondamentale et appliquée sur la pandémie sont menées. Le but étant non seulement de mieux comprendre la dynamique de la transmission de la maladie, mais aussi d’évaluer l’impact des mesures de lutte mises en œuvre. Cette approche permettra d’améliorer la politique nationale en matière de lutte contre la maladie. Les thématiques d’intérêt abordées portent sur la surveillance de la résistance aux antipaludiques, les études sur la pathogénicité et les mécanismes de la réponse immunitaire de l’hôte vis à vis du parasite, l’identification de nouveaux candidats vaccins et molécules antipaludiques, et le développement des nouveaux tests de diagnostic. Les chercheurs de ce Service conduisent des projets de recherche en collaboration avec de nombreux partenaires nationaux et internationaux, et participent activement au renforcement des capacités locales par le biais d'offres de stages de formation et d’encadrements des étudiants. Ce Service est reconnu comme Laboratoire National de Référence pour le diagnostic et la surveillance de la résistance aux antipaludiques au Cameroun. Il abrite une large collection d'échantillons de sang, représentant les différentes formes cliniques de paludisme qu’on peut y rencontrer au Cameroun.
Principaux axes thématiques
Le Service comprend trois équipes de recherche majeures dont les axes thématiques sont les suivants:
1-Epidémiologie moléculaire et pathogénicité du paludisme (Chef d’équipe, Pr EBOUMBOU Else Carole): l’équipe mène des études sur la répartition et la dynamique de la transmission du paludisme au Cameroun, et sur l’identification des facteurs de risque associés. En plus, elle est chargée de la surveillance de la chimiorésistance, et la confirmation du diagnostic des infections palustres.
2-Interaction vecteur-parasite (Chef d’équipe, Pr NSANGO Sandrine Evéline): les activités de cette équipe sont axées sur l’étude de la réponse immunitaire du moustique suite à une infection par le Plasmodium. Elle est aussi impliquée dans l’identification et le développement des vaccins bloquant la transmission.
3-Recherche appliquée (Chef d’équipe, Dr AYONG Lawrence): l’équipe est impliquée dans le développement de nouveaux tests de diagnostic peu coûteux pour le paludisme. Elle se penche également sur l’identification de nouvelles molécules antipaludiques en collaboration avec des nombreuses institutes de recherches nationales et internationales.
Les virus des hépatites et autre virus oncogènes
Cancer du foie en Afrique Equatoriale : Caractérisation de nouveaux biomarqueurs sériques du cancer primitif du foie chez les patients en Afrique Equatoriale (Pr Njouom)
Objectif: ce travail vise à identifier ses facteurs étiologiques infectieux/non infectieux; évaluer l’influence des différents génotypes et variants viraux sur son développement et décrire la génétique somatique des tumeurs hépatiques.
Etat d’avancement
A ce jour, 88 cas de CHC, 85 témoins 1 et 140 témoins 2 (100 pour le VHB et 40 pour le VHC) ont été inclus dans cette étude. Les analyses sérologiques du VHB et VHC chez les cas et les témoins 1 ont révélés que ces deux virus sont fortement associés au développement du CHC au Cameroun avec des prévalences respectives de (64 % et 26%) chez les sujets avec CHC contre (10% et 4,3%) chez les témoins 1 sans CHC. Les analyses phylogénétiques du VHB ont révélé la circulation de deux génotypes
A et E dans notre population d’étude avec une présence 35/42 génotypes A (83,3%) et 7/42 génotypes E (16,7%) chez les cas contre 13/44 génotype A (29,5%) et 31/44 génotype E (70,5%) chez les témoins 2. Les analyses phylogénétiques du VHC ont révélé la circulation des trois génotypes 1, 2 et 4 dans notre population d’étude avec une présence de 7/17 génotype 4 (41,2%), 5/17 génotypes 2 (29,4%) et 5/17 génotype 1 (29,4%) chez les cas contre 2/8 génotype 1 (25%), 4/8 génotypes 2 (50%) et 2/8 génotype 4 (25%) chez les témoins 2. L’évaluation de la sérologie du VHD chez tous les patients présentant un résultat positif en AgHBs a révélé que sur les 54 cas de CHC testés 21 (38,9%) étaient positif tandis que chez les témoins sains sans cancer seul 1/6 (16,7%) patients testés a présenté un résultat positif en AcAnti-VHD.
Les mutations des gènes Pre-S et C ont déjà été déterminées. Comme résultat, les mutations C1766T, T1768A et G1862T/A du gène C du VHB n’ont été retrouvées que chez les cas tandis que les mutations C2875A, G2951C et C3116T du fragment pre-S du VHB ont été significativement retrouvées chez les cas comparé aux témoins hépatite B positifs. Ces mutations pourraient donc être fortement impliquées au développement du CHC chez les patients infectés par le VHB.
Epidémiologie des hépatites virales B, C, et delta au Cameroun : analyse des échantillons de l’Enquête Démographique de Santé 2011 (EDS Hépatites virales). Projet ANRS 12289 (Pr Njouom)
Objectifs : fort de la disponibilité des données et de la biothèque de l’Enquête nationale Démographie et Santé (EDS, DHS) réalisée en 2011au Cameroun, Ce projet a été initié pour étudier la séroprévalence, la distribution et les facteurs associés aux infections VHB, VHC, et delta sur un échantillon représentatif de la population générale et déterminer la contribution de la transmission iatrogène historique du VHC à l’épidémie actuelle au niveau du Cameroun
Activités menées et Conclusions
Les analyses donnent les chiffres des prévalences nationales suivantes : Hépatite virale B : 11,9% (IC95% : 11,0% - 12,8%) ; Hépatite virale C : 1,03% (IC95% : 0,8% - 1,6%) ; Hépatite virale D : 10,5% (IC95% : 8,7% - 12,7%).
Les résultats de cette étude montrent que le Cameroun pourrait être considéré comme une région de faible endémicité pour l’hépatite C et de forte endémicité pour les hépatites B et D. Les prévalences sont très hétérogènes dans le pays indiquant des profils épidémiologiques différents dans certaines régions administratives du Cameroun.
Les prévalences de l’hépatite virale B sont significativement différentes selon les âges, elles se situent entre 11 et 13% chez les sujets de moins de 45 ans et entre 8 et 9% chez les plus de 45 ans (p<0,05). Les populations rurales sont plus touchés que celles des zones urbaines (13,3% vs 10,7%, respectivement p<0,05). Ces prévalences sont aussi significativement différentes selon les régions administratives avec des régions de l’Extrême Nord et du Nord (17,7% et 17,5%, respectivement) qui sont les plus touchées.
Chez les sujets infectés par le VHB, les prévalences de l’hépatite D varient aussi significativement selon les âges, les personnes âgées de plus de 45 ans sont les plus touchés à plus 16,8%. Les prévalences de l’hépatite D sont aussi significativement différentes selon les régions administratives avec des régions de l’Est et du Sud (53,7% et 48,5%, respectivement).
Les prévalences de l’hépatite C augmente significativement avec l’âge variant d’environ 1% chez les moins de 45 ans, à plus de 3% les sujets âgés de 45 à 55 ans et à environ 7% chez les sujets de plus de 55 ans. Une de nos études récentes réalisée chez les personnes âgées de plus de 60 ans à Ebolowa a montré des prévalence d’environ 50% dans cette tranche de population (Pépin et al., 2010). Les populations rurales sont plus touchés que celles des zones urbaines (1,2% vs 0,9%, respectivement p<0,05). Ces prévalences sont aussi significativement différentes selon les régions administratives avec des régions du Centre (2,4%) qui est la plus touchée.
Au final, les populations à risque varient en fonction des types de virus hépatites : Hépatite B chez jeunes de moins de 45 ans (Prévalence de plus de 10%) et Hépatite C chez personnes âgées de plus de 55 ans (Prévalence environ 7%)
Les stratégies de lutte contre chacune de ces hépatites virales devraient tenir compte des populations à risque : Hépatite B chez les jeunes et Hépatite C chez des personnes âgée Etude observationnelle de l'efficacité de la vaccination contre l'hépatite B (HB) commencée dès la naissance et suivi du programme élargi de vaccination comprenant la valence PEV-HB, chez les enfants nés de mère AgHBs positives, dans le district de Tokombéré, Cameroun. ANRS 12303 (Pr Richard NJOUOM)
Objectifs:
Evaluer l'efficacité d'une "prévention de la TME (PTME) du VHB ciblée" débutée depuis 2009 grâce au soutien du GEMHEP, à Tokombéré, consistant à dépister systématiquement en cours de grossesse le VIH et l'AgHBs, pour instaurer une vaccination HB, dès la naissance, des enfants de mère AgHBs+, sans immunoglobulines anti-HBs (IgHBs), suivie d’une administration ultérieure des 3 injections du PEV-HB à 6, 10, et 14 semaines.
L'objectif principal est d’évaluer l’efficacité de la vaccination dans la population cible en estimant le taux de transmission mère-enfant chez les enfants nés de mères AgHBs+ vaccinés à la naissance (échecs de la vaccination HB dès la naissance).
L’objectif secondaire est d’étudier les facteurs de risque associés à ces échecs (délai de la vaccination)
Conclusions sur le déroulement du projet pendant la période concernée
Le recrutement des couples mère-enfants est actuellement en cours à Tokombéré. Les prélèvements sanguins sont collectés chez ces derniers et seront acheminés au moment opportun au CPC et au CHU d’Anger en France pour les analyses sérologiques et moléculaires VHB. Pour le moment la situation sécuritaire dans l’Extrême Nord du Cameroun a freiné le rythme du recrutement.
Evaluation de la performance de trois tests de diagnostic rapide pour la détection des anticorps anti-virus de l’hépatite C au Cameroun.
Acronyme : (ANRS HEPATITE 12336) (Pr Richard NJOUOM)
Objectif de la recherche
- Evaluer les performances de trois tests (Multisure HCV Antibody Assay, First Response®HCV Card Test et Toyo® Anti HCV Test) de diagnostic rapide pour la détection des anticorps anti-virusde l’hépatite C au Cameroun.
- Déterminer la sensibilité, la spécificité, les valeurs prédictives (positive et négative), les valeurs de vraisemblance (positive et négatives) et l’aire sous la courbe ROC de ces 3 TDR sur plasma.
- Déterminer la sensibilité, la spécificité, les valeurs prédictives (positives et négatives), les valeurs de vraisemblance (positive et négative) et l’aire sous la courbe ROC (Receiver Operating Curve) du test Multisure sur sang total déposé sur papier buvard (DBS).
Etat d’avancement :
Une étude rétro-prospective a visé transversale a été menée au Centre Pasteur du Cameroun (CPC) sur une période de 6 mois de Juillet à Décembre 2016. En utilisant comme référence le test immunoenzymatique commercialisé par ABBOTT Diagnostic (Architect anti-HCV), nous avons d’abord constitué un panel de 200 plasmas (100 positifs et 100 négatifs sur Architect anti-HCV) issues de la plasmathèque du CPC. Les trois tests utilisés (Multisure HCV Antibody Assay, First Response®HCV Card Test et Toyo® Anti HCV Test) ont été évalué sur plasma. Les DBS ont été reconstitués à partir de 200 échantillons de sang total (100 négatifs et 100 positifs) provenant des patients qui s’étaient rendus au CPC pour une sérologie HCV, sexe et âge confondus, suite à la demande de leur médecin traitant. Seul le test Multisure HCV Antibody Assay a été évalué sur DBS. Les performances de ces TDR ont été exprimées sous forme de sensibilité (Se), spécificité (Sp), valeur prédictive positive (VPP) et négative (VPN), rapport de vraisemblance positif (LR+) et négatif (LR-) ainsi que l’aire sous la courbe (ASC) ROC (Receiver Operating Curve).
L’évaluation des performances sur plasma a montré que la Se, Sp, VPP, VPN, LR+ et LR- ainsi que l’ASC des 3 TDR (Multisure, First Response®, et Toyo®) ont respectivement donné les valeurs suivantes : Se (99%, 96% et 96%), Sp (83%, 90% et 78%), VPP (85.3%, 96% et 89.7%), VPN (98.8%, 90% et 90.7%), LR+ (5.82, 9.6 et 4.3), LR- (0.01, 0.04 et 0.05) et ASC (0.96, 0.93 et 0.88). Sur DBS les résultats avec le test Multisure ont donné les valeurs suivantes : Se (71%), Sp (100%), VVP (100%), VVN (78.7%), LR+ (∞), LR- (0.27) et ASC (0.68).
Diagnostic et suivi des hépatites virales
Epidémiologie des hépatites virales B, C, et delta au Cameroun : analyse des échantillons de l’Enquête Démographique de Santé (EDS) 2011 ANRS 12 289-‐HEPATITE C (Pr Njouom)
Objectifs : fort de la disponibilité des données et de la biothèque de l’Enquête nationale Démographie et Santé (EDS, DHS) réalisée en 2011au Cameroun, nous avons initié ce projet pour étudier la séroprévalence, la distribution et les facteurs associés aux infections VHB, VHC, et delta sur un échantillon représentatif de la population générale et déterminer la contribution de la transmission iatrogène historique du VHC à l’épidémie actuelle au niveau du Cameroun
Etat d’avancement : Toutes les analyses biologiques (sérologie VIH, VHC, VHB, delta) ont été réalisées chez un peu plus de 14000 échantillons recueillies au cours de l’enquête EDS 4. Je participe actuellement aux analyses statistiques.
Diagnostic et prise en charge des hépatites virales chroniques
La prévalence élevée du portage chronique des virus des hépatites B et C dans le Grand Nord Cameroun fait que la prise en charge des patients porteurs de ces virus est un problème qui se pose quotidiennement aux praticiens. Si les tests de diagnostic de portage viral sont facilement accessibles, l’accès aux tests permettant d’affirmer la réplication virale, le typage viral et l’évaluation du stade de l’hépatite est limité. Ces tests, nécessaires à une prise en charge thérapeutique adaptée au patient, sont coûteux et il est indispensable qu’ils soient prescrits à bon escient. Le Docteur Richard NJOUOM, Chef du Service de Virologie du Centre Pasteur du Cameroun de Yaoundé, auteur de plusieurs travaux de niveau international sur les thèmes de l’épidémiologie, le diagnostic et la prise en charge des hépatites virales chroniques B et C à organisé une réunion à Garoua au Cameroun le 3 novembre 2015. L’objectif de cette réunion était d’apporter un certain nombre de réponses aux questions pratiques telles que : Comment faire le diagnostic d’hépatite virale chronique ? Quel bilan réaliser lorsque ce diagnostic est posé ? Quelles sont les modalités de mise en place d’un traitement antiviral ? Quel suivi biologique proposer aux patients ?
Prévalence et diversité génétique du Virus des hépatites
Prévalence et diversité génétique du Virus de l’hépatite E chez les populations porcines et humaines du Cameroun : Evaluation de la transmission inter-espèce.Ce projet coordonné par Richard Njouom est financé par l’Université de Californie à Los Angeles.
Epidémiologie des hépatites virales B, C, et delta au Cameroun : analyse des échantillons de l’Enquête Démographique de Santé (EDS) 2011. ANRS
Ce projet est une collaboration avec l’Institut Pasteur (Pr. Arnaud Fontanet) et les Universités de Sherbrooke, Canada (Dr J. Pépin) et Paris Diderot (G. Lachenal).
la démonstration de protocoles thérapeutiques efficaces, l’arrivée de produits génériques ou bio-similaires financièrement abordables devraient révolutionner la prise en charge des hépatites B et C dans les pays du sud. Il devient urgent pour les pays les plus touchés d’obtenir des estimations fiables du nombre de personnes infectées et susceptibles de nécessiter un traitement dans les années à venir.
Le Cameroun est un des pays d’Afrique Centrale les plus touchés par les hépatites virales chroniques, notamment l’hépatite C. Les données et la biothèque de l’Enquête nationale Démographie et Santé (EDS, DHS) réalisée en 2011 au Cameroun, représentent une opportunité unique d’étudier la séroprévalence, la distribution et les facteurs associés aux infections VHB, VHC, et delta sur un échantillon représentatif de la population générale. Le projet vise également à déterminer les facteurs associés à l’infection VHC et la contribution de la transmission iatrogène historique du VHC à l’épidémie présente.
Les sérologies VHB, VHC, et delta ainsi que la quantification de l’ADN du VHB seront réalisées sur 14700 prélèvements de sang capillaire collecté sur papier buvard (DBS) collectés dans le cadre de l’EDS 2011. La transmission iatrogène historique du VHC sera analysée grâce au géo-référencement des données EDS, par des analyses spatiales de corrélation entre l’infection au VHC et des cartes d’exposition historique à différents type d’interventions médicales.
Diagnostic moléculaire des Papillomavirus (HPV)
Les HPV ou papillomavirus humains sont des virus qui peuvent infecter la peau et les muqueuses. Il existe plus de 150 types de papillomavirus dont environ 40 peuvent infecter les organes génitaux des hommes et des femmes. Une vingtaine de types peuvent être à l’origine d’anomalies cellulaires modérées au sévères, de lésions précancéreuses et de cancers. En collaboration avec le service d’anatomopathologie, le service de virologie a mis en place le diagnostic moléculaire des HPV pour confirmer le diagnostic de suspicion réalisé sur les frottis cervico-vaginaux lors du dépistage des cancers du col de l’utérus. En 2012, 89 examens de diagnostic moléculaire (par détection de l’ADN viral sur FCV).

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Quartier Kolléré
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